Bowery Electric semble ici avoir (enfin !) décidé d'écrire des morceaux qui vont quelque part, et aussi probablement de rentrer un peu plus dans le moule, le shoegaze / post-rock / trip hop de Beat a laissé sa place à du trip hop tout court, et s'il livre un bien meilleur opus, il perd aussi peut-être ce petit truc qui le caractérisait.
Quoique, les beats sont toujours problématiques globalement. Sur l'album précédent, ils rendaient tout d'une chiantise absolue, ici, la plupart brillent par leur absence d'originalité et leur surutilisation (le Funky Drummer, en motherfucking 2000, Synthetic Substitution et Ashley's Roachclip sont de la partie, manquait plus que Think (About It) et l'Amen break et ont était bons).
Martha Schwendener, assez discrète et sans aucune espèce d'importance sur les opus précédents, se fait plus présente, et bien que cela fasse de Lushlife un album de trip hop à chanteuse de plus, cette promotion me semble être un ajout non négligeable.
Restent une pochette bien sympa et une ambiance nocturne assez réussie et presque immersive.