Luxury Disease
Dès les premières écoutes, j’ai ressenti une vraie différence par rapport à Ambitions et Eye of the Storm. Le son est plus énergique, les guitares sont de retour, et surtout, la version japonaise de l’album permet de retrouver la langue du groupe, un élément qui m’avait énormément manqué. Entendre à nouveau Taka chanter en japonais m’a fait ressentir une connexion que j’avais perdue avec eux ces dernières années. C’est une touche qui redonne une certaine authenticité à l’ensemble et qui évite ce sentiment de formatage total que je déplorais auparavant.
Musicalement, on est encore loin de la puissance brute et de la créativité des premiers albums, mais des morceaux comme "Save Yourself", "Neon" ou "Vandalize" montrent un effort pour retrouver un équilibre entre accessibilité et énergie rock. Les refrains sont accrocheurs sans être trop forcés, et la production, bien que toujours très propre, permet aux instruments de s’exprimer un peu plus.
Cependant, Luxury Disease n’est pas exempt de défauts. L’un des plus gros problèmes pour moi, c’est qu’on sent une grosse influence d’autres groupes au point que certaines chansons semblent être des copies à peine déguisées. À plusieurs moments, j’ai eu l’impression d’entendre des morceaux taillés dans le moule de Bring Me The Horizon ou Imagine Dragons, et si ces inspirations ne sont pas mauvaises en soi, elles donnent parfois une impression de manque d’identité.
L’album reste plaisant à écouter, et c’est déjà une victoire en soi après les errements des dernières années. Il n’atteint pas le niveau de leurs meilleures œuvres, mais il a au moins le mérite de renouer avec certains aspects qui faisaient de One Ok Rock un groupe unique. Pour la première fois depuis longtemps, je n’ai pas eu l’impression d’écouter un produit 100 % calibré pour le marché international, et rien que pour ça, Luxury Disease mérite d’être salué.
Ma note : 6/10. Un bon album, sans être exceptionnel, qui montre que le groupe peut encore faire mieux s’il continue dans cette direction.