Master of Ceremonies par matic
Après 4 ans d’attentes voici enfin le nouvel album solo de Styles P, le 4ème de sa carrière et le second sortie en indépendant après son ‘Super Gangster Extraordinary Gentleman’ (2007) qui faisait suite à ses 2 premiers opus sortie sur Interscope (‘A Gangster And A Gentleman’ en 2002 et ‘Time Is Money’ en 2006). Si au niveau du choix des producteurs on n’a plus beaucoup de repère pas rapport à ses précédentes sorties où l’on retrouvait toujours une certaine même ossature, notamment avec les beatmakers de l’entourage de Ruff Ryders, dans l’univers générale de cet album on retrouve la plupart des genres de beat qu’aime kicker Styles P. On a du mélancolique avec ‘Ryde On Da Regular’ et ‘Keep The Faith’, du street bangers avec les grosses collaborations ‘We Don’t Play’ (feat. Lloyd Banks) et cet excellent ‘Harsh’ (feat. Rick Ross & Busta Rhymes) ainsi que du boom bap traditionnel livré par Pete Rock avec le titre ‘Children’ (Pharoahe Monch au refrain).
A l’image de l’album de Sheek Louch sortie l’année dernière sur Def Jam, ce nouveau projet solo d’un autre membre de The Lox est aussi très éclectique et pourrait en effrayer certains. On passe d’un ‘How I Fly’ plutôt convainquant produit par Warren G à un ‘Feelings Gone’ moribond signé Statik Selektah, en passant par des titres comme ‘Im A Gee’ et ce ‘Street Shit’ avec Sheek Louch loin d’être aussi emballant que ceux cités en début de chronique. Après la tuerie ‘Harsh’ la fin d’album fait vraiment flop que ce soit ce ‘It’s OK’ très indigeste avec Jadakiss, même constat pour le ‘Don’t Turn Away’ avec Pharrell ou cette 2ème collaboration avec Sheek Louch sur le morceau ‘Hu-Ohh’. Comme sur les précédents, la grande qualité de cet album repose sur la présence indéniable de ce MC, après au niveau de la réalisation et notamment le choix des beats ce ‘Master of Ceremonies’ reste pour moi beaucoup trop vaste pour que j’accroche vraiment du début à la fin.