Souvent critiqué pour copier trop méthodiquement leurs illustres prédécesseurs britanniques de la veine shoegaze (My Bloody Valentine vient forcément à l'esprit), il faut quand même reconnaître à Ringo Deathstarr le mérite d'ajouter du gros-muscle-qui-tabasse à leurs compositions. Peut-être leur côté texan ? (ok, j'arrête avec les clichés).
Evidemment, le trio n'oublie pas non plus de mater leurs pompes pour appuyer sur pleins de pédales d'effets rigolos et modifier le son des guitares, des voix et que sais-je encore. C'est quand même le principe de base du shoegaze, quoi.
Mauve est très probablement leur meilleur album, bourré à la gueule de "tubes" (Rip, Brightest Star, Please Don't Kill Yourself) et assez varié pour ne jamais plonger l'auditeur dans l'ennui.
Il trouve sa place sans rougir dans n'importe quel top 10 meilleurs-albums-de-shoegaze-de-tous-les-temps selon moi (mais qui suis-je pour juger en fin de compte ?).