Ibelisse Guardia Ferragutti & Frank Rosaly – Mestizx – (2024)
Ibelisse Guardia Ferragutti et Frank Rosaly forment un couple dans la vie comme dans la musique, et cet album « International Anthem » est leur premier. Elle est chanteuse et joue de pas mal d’autres instruments au travers des pièces, genre claviers ou guitares. Franck Rosaly est un batteur chicagoan rattaché au monde du jazz, ce qui peut expliquer et motiver le choix du label, lui aussi bénéficie d’autres atouts et joue des synthés et d’instruments plus traditionnels d’Amérique du Sud. Ils sont basés en Europe, à Amsterdam.
Sans doute est-il bon désormais de construire une histoire pour justifier sa démarche et expliquer la musique que l’on joue. Ainsi ils se sont plongés dans leurs racines respectives en Bolivie, au Brésil et à Porto Rico pour « créer une méditation profondément personnelle sur la décolonisation et le pouvoir de défi des rituels et de la protestation », je cite. Ils ont choisi le titre MESTIZX, une version non genrée du mot colonial espagnol parfois confus pour « personne mixte ». Comme je suis un gars simple, je suis un peu perdu alors je vous ai cité des extraits du « bandcamp » explicatifs.
L’une des conclusions de cette démarche c’est qu’ils chantent en espagnol, perso ça me va, je suis un amoureux des différences et des sonorités authentiques dans les chants, arabe, japonais, ouzbek ou congolais… Ils marquent le point. Les percus aussi, souvent très à l’avant, ça me plaît bien, d’autant que le gars est habile et joue très bien de différentes percus, Woodblock, cloches, mbira, guiro, pandeiro…
Il y a également la troupe des invités qui s’ajoute au fil des pièces, Chris Doyle, Ben Lamar Gay, Rob Frye, Daniel Villarreal et des tas d’autres encore… Il faut également souligner que le duo est auteur compositeur et très « éveillés », pour ceux qui auraient raté l’étape plus haut.
Un poster est fourni dans la pochette du vinyle, d’un côté les notes concernant l’album et de l’autre un Poster photo couleur y compris le message : « Maîtrisant mes mots, j'embrasse la connaissance de mon corps, détissant l'homogénéité, je me tourne vers les différences, le présent. »
Je comprends que je n’ai pas tout saisi, car le monde tourne trop vite pour moi. Mais en gros c’est pas trop mal, dans l’air du temps, mais pas foufou non plus. Une petite coquetterie de fin d’album face deux, le bras ne se soulève pas et tourne à l’infini, tant que la platine est branchée…