Évidemment, c’est Dream Theater. Évidemment, techniquement c’est absolument monstrueux. Tout est maîtrisé, millimétré, virtuose, parfois presque trop parfait. On en viendrait même à souhaiter ici ou là une petite imperfection, un peu de fragilité ou de spontanéité pour fissurer cette mécanique de précision.
Mais bon Dieu que c’est bon.
Parce qu’au-delà de la démonstration technique, Metropolis Pt. 2: Scenes From a Memory est surtout une œuvre. Un vrai voyage, pensé comme un tout, avec son histoire, ses thèmes qui apparaissent, disparaissent et reviennent, ses changements d’atmosphère et cette sensation permanente que chaque morceau appartient à quelque chose de beaucoup plus grand.
Et c’est probablement ce qui m’impressionne le plus : écrire un truc pareil est juste spectaculaire. La virtuosité, beaucoup peuvent essayer de l’atteindre. Mais avoir l’ambition, l’inspiration et la maîtrise nécessaires pour construire près de 80 minutes de musique aussi cohérentes, complexes et habitées, c’est autre chose.
Ce n’est presque plus un album. C’est une cathédrale musicale.