L’album Miami est le dernier album en date de Damien Saez, sorti début 2013 à peine quelques mois après le triple album Messina. Si un tel volume de production peut surprendre, elle n’est finalement pas si étonnante lorsqu’on prend en compte que ledit triple album est une compilation de plusieurs années d’écriture, et comporte un bon nombre de chansons anciennes jamais enregistrées jusque là. Au contraire, Miami regroupe vraisemblablement des morceaux beaucoup plus récents.
Une fois n’est pas coutume, l’album surprend en laissant de côté le style très autobiographique de l’artiste au profit de plus de mise en scène, voire même d’interprétation. A la première écoute le jour de la sortie du disque (on ne se refait pas), je dois bien admettre que j’ai eu du mal à être totalement enthousiaste en ceci que l’album change une fois de plus radicalement de style. Et avec le temps, j’ai tout de même mieux compris la démarche et apprécié la musique de ce dernier opus. Après J’accuse l’album le plus punk, puis le très mélancolique Messina, ce dernier disque ressemble à un retour de l’artiste à l’expérimentation musicale des débuts. Et quand Damien expérimente, le résultat vaut le détour.