Une influence de la chanson française qu’on devine aussi dans ses précédents travaux : une reprise de "J’ai demandé à la Lune" d’Indochine façon bicrave mélancolique renommée "Nostalgie" ou un son intitulé "Gainsbourg" en bonus track de son premier projet Chillance Avenue. Dans Mila 809, Ash Kidd continue sur cette lancée en chantant principalement l’amour, comme le font de plus en plus de jeunes rappeurs décomplexés, sans pour autant abandonner un récit de la précarité, de la drogue et de la déchéance. Ainsi, si par les sonorités et un certain romantisme, Ash Kidd pourrait se faire le grand frère de jeunes groupes comme Le Club, on peut aussi déceler dans sa musique quelque chose de PNL dans la noirceur avec laquelle il dépeint le quotidien. Autre point commun avec le duo des Tarterêts : une incroyable discrétion marquée par l’absence d’interviews, ou le cryptage des titres de ses morceaux, simplement titrés avec des numéros mystérieux.