On dira sans doute que "Misfits'"n'est pas le meilleur album des Kinks, mais il aura été pour moi le plus "cher". Ensuite, le talent exceptionnel de Ray Davies disparaîtra (définitivement ?) derrière des riffs heavy metal incongrus. Sur "Misfits", sa verve n'en paraît que plus brillante, qu'il chante les menues perversions et les ineffables frasques de la working class londonienne, ou qu'il se moque de nos préjugés raciaux et sociaux. Surtout, on peut encore et toujours lui être reconnaissant pour avoir introduit humour et fantaisie dans le Rock, qui en avait bien besoin, le tout sur des mélodies inusables. [Critique écrite en 1993]