Assez difficile de porter un jugement parfaitement tranché et définitif sur « Monster » car ce disque montre en première approche Kiss sonnant de manière très puissante avec une production impressionnante visant à le doter de la force de frappe d’un porte-avions.
Les guitares sont donc ici très mises en avant et écrasent à vrai dire tout sur leur passage, ne laissant pas grand-chose au reste, notamment les lignes vocales de Stanley qui représentent pour moi une part essentielle du charme de Kiss notamment sur les titres plus mélodiques comme les ballades étrangement absentes ici.
Difficile donc de retenir un hit mémorable de ce disque qui contient toutes les caractéristiques d’un bloc d’acier homogène, lisse et sans aspérité à laquelle se raccrocher.
Alors les fans de Kiss, aveuglés d’amour trouveront sans doute (non sans raison) formidable que leurs idoles continuent à plus de 60 sans à sortir des disques aussi vigoureux et métalliques que « Monster » avec une batterie de nouvelles compositions parfaitement calibrées pour faire danser dans les méga-stades, mais les fans plus mesurés de musique trouveront finalement l’exercice sans doute vain.
Derrière le spectaculaire et la débauche d’effets comme une production titanesque, ce « Monster » sonne finalement pour moi finalement assez creux et tel un athlète vieillissant dopé aux stéroïdes peine à tenir la distance d’un marathon.
Je suis à l’heure actuelle toujours dans l’attente d’un disque culte de Kiss, mais suis loin d’avoir exploré la totalité de sa longue discographie.
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