More Light
6.9
More Light

Album de Primal Scream (2013)

En 2011, Primal Scream fêtait sur la route les 20 ans de leur album culte Screamadelica, une œuvre intemporelle et orgasmique qui faisait croiser les Rolling Stones avec la House. Un trip acide qui n’a pas pris une ride encore aujourd’hui. Grâce à cette tournée anniversaire (qui valait son pesant de cacahuètes, croyez moi), Gillespie et sa bande ont pu financer More Light, leur dixième album.

Cela faisait 5 ans que le groupe n’avait rien sorti de neuf, on est heureux et à la fois mesuré. Il y a un moment que ces Ecossais ne nous ont pas mis un gros coup de massue derrière la tête à quelques chansons près. Leur âge d’or s’étant éteint en 2000 avec XTRMNTR. More Light est une bonne et mauvaise nouvelle. La bonne c’est que Primal Scream s’est enfin décidé à se bouger un peu en proposant des compositions ambitieuses. On pense à 2013, une odyssée rock qui n’est pas sans rappeler Hey Jane de Spiritualized. River Of Pain, un blues mystique interrompu en plein milieu par un ballet de cordes ou encore Relativity, une ballade psyché qui passe dans tous les états possibles. Charmant. La mauvaise, malgré toute la bonne volonté du monde, c’est que le groupe semble condamner à ne pas répéter les prouesses passées, laissant l’auditeur exprimer un soupir en se disant que « y a pas à chier, c’était mieux avant ».

Ca part pourtant comme un putain de chef d’œuvre, avec sa quadruplette gagnante qui ouvre More Light, ça part dans tous les sens, on ne sait pas où ils vont mais c’est justement ça qui est excitant. Il y a de la fougue, de l’envie d’en découdre, bref ils mettent le paquet et mettent la barre très haute. Trop haute. La suite, bien que loin d’être infâme, s’installe dans un rythme pépère, la nouvelle bassiste Simone (Butler) impose un peu trop son style avec sa grosse basse bien grasse qui a tendance à prendre toute la place. Il y a aussi quelques fausses bonnes idées, Invisible City par exemple, sonne comme du mauvais Dandy Warhols période euh… mauvaise.

C’est dommage car Primal Scream tente beaucoup de choses sur ce disque, des chœurs, aux saxos délurés, il y avait une réelle volonté de marquer l’année, mais avec ses 68 minutes, le groupe aurait mieux fait de faire le tri. En virant 4 ou 5 titres, il y avait vraiment la possibilité de signer un très grand album. Saaaacré Bobby! Il pouvait pas s’en empêcher d’en faire des tonnes celui là.
Panda-Panda
7
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le 8 juil. 2013

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