Redman sort Dare Iz a Darkside (dont j'ai déjà parlé) en 1994. Il admet aujourd'hui que cet opus correspond pour lui à une période assez sombre où il prenait beaucoup de drogues et qu'il ne peut plus l'écouter. Il est de retour deux ans plus tard avec Muddy Waters, sorti le 10 décembre 1996.
Et on sent que la parenthèse Dare Iz a Darkside est passée car Redman revient plus à son univers de base, moins sombre et beaucoup plus funk, le tout en gardant son aspect à la fois hardcore mais humoristique. Comme d'habitude, lui et son mentor Erick Sermon produisent la totalité de l'album avec des instrumentales qui permettent de donner un vrai groove au rap de Redman qui est maîtrisé comme jamais. On a donc une fois de plus un son assez New-yorkais auquel s'ajoute un vrai swing. L'univers est de plus très bien amené avec des personnages qui reviennent une fois de plus et l'autodérision de Redman qu'il utilise très bien, que ce soit dans des interludes ou dans des morceaux. On sent de plus une actualisation de son rap qui n'a vraiment pas pris une ride par rapport à aujourd'hui.
Finalement, une pièce qui permet de confirmer l'importance de Redman en tant que rappeur incontournable.