Le 14 mai 2025, un peu plus de quatre ans après Whole Lotta Red, Playboi Carti propose enfin un nouveau projet, intitulé : I Am Music.
Ma critique se concentre sur la première version de l'album. Si je devais faire un commentaire rapide sur la V1 et la V2, je dirais simplement que j'ai adoré 2024 Music, bien apprécié le featuring avec Travis Scott et détesté Different Days. Mon cœur balance donc vers la deuxième alternative. La version Sorry 4 da Wait, quant à elle, regroupe juste les singles précédemment cités ainsi qu’un titre exclusif.
À la production, on retrouve beaucoup de morceaux produits par F1lthy, qui était déjà pas mal présent sur l'album précédent. Ojivolta, découvert sur On That Time, signe ici presque un tiers des morceaux. On retrouve aussi des noms familiers comme Wheezy, Maaly Raw, Richie Souf et KP Beatz, ainsi que de nombreux nouveaux compositeurs. Je pense notamment à Cardo Got Wings, dont le nom ressort particulièrement.
Difficile de ranger cet album dans une catégorie. On retrouve de nombreux morceaux qui semblent être l’aboutissement des expérimentations de son album précédent, mais aussi des titres qui on l'air d'appartenir à d'autres artistes, comme Philly ou We Need All da Vibes, ou même à d'autres époques, comme Radar. Quoi qu'il en soit on perçoit clairement l'idée annoncée par le titre de l’album : I Am Music.
On ressent une grande instabilité chez l’artiste. Les morceaux sont courts et très variés. J'en ai détesté certains, j'en ai adoré d’autres. C'était toujours très tranché. Rien ne semblait réellement les relier entre eux : ni les flows de Playboi Carti, toujours plus créatifs et exubérants, ni les paroles, qui évoquent les mêmes sujets : la drogue, le sexe, son lifestyle, etc.
Cette structure chaotique a rendu mon écoute des 30 titres assez fatigante, mais c'est aussi ce qui donne une âme à ce projet. Il y a une véritable proposition artistique.
Je pense que c'est un bon projet, pur produit de son époque, qui prendra encore plus de sens sur scène. Pour ma part, je pense que je piocherai quelques sons par-ci, par-là, et je m’en contenterai !
"Swamp izzo"