Avec Mutilator…, John Dwyer semble cette fois puiser son influence dans les années 70 avec des riffs heavy à tomber par terre et un son de guitare monstrueux rappelant certains pachydermes ayant pour nom nom Joy Division, T-Rex, Led Zeppelin, mais également, et aussi étonnant que cela puisse paraître, un certain Dashiell Hedayat avec le titre Poor Queen dont le riff de bass ressemble étrangement à celui du cultissime Chrysler.
Pour le reste, c’est une enfilade de tubes glam-rock boostés au son de la guitare fuzz et d’une bass déchainée de bout en bout que nous offrent là les Thee Oh Sees.
Album relativement court et ramassé (9 titres pour 33 minutes), entrecoupé de moment calmes (dont le superbe Sticky Hulk et son orgue façon Moody Blues) histoire de reprendre son souffle entre deux déferlantes soniques, Mutilator Defeated At Last est sans doute l’album plus jouissif et le plus immédiat entendu cette année. Un disque qui arrive à point nommé pour redonner un coup de projecteur à ce groupe pas forcément très connu mais à la carrière pourtant déjà bien remplie. Critique complète sur ce blog