Une collaboration avec une femme. Serena Gabriel (harmonium, voix, clochettes tibétaines et balayage du temple quand tout le monde est parti). C'est si rare qu'on se dit qu'il va y avoir du sang neuf dans l'astronef. Hélas, pendant 74 minutes, des masses nuageuses générées par l'harmonioume s'accumulent mais surtout se répètent dans le coin supérieur gauche de l'écran, vaguement épaulées par une pulsation tribale distante, mais qui reste à portée de biniou. Même la veillée funèbre de Nusrat Fatih Al Khan a dû être un peu plus enjouée que ça. La situation climatique n'évolue guère. C'est peut-être un disque à passer à bas volume en surveillant son curry de poulet vegan en train de bouillonner dans le caquelon de la tante Meera. Quand on pique du nez, bien avant la fin du disque, tante Meera nous envoie un petit coup de clochettes tibétaines, nous invitant à quitter notre transe, ou à y entrer, mais ça reste un effet d’annonce. Dommage.