Critique en ligne sur https://www.benzinemag.net/2019/04/22/the-chemical-brothers-no-geography-toujours-a-fond/


Dans de nombreux cas, mieux vaut ne pas avoir entendu les singles avant de découvrir un album dans son entièreté, au risque d’être déçu. Dans le cas des Chemical Brothers, leurs singles sont souvent des tueries et laissent parfois augurer (à tort) que tout le reste du disque est du même tonneau. Pourtant, on sait depuis le début – Exit Planet Dust (1995) – que le duo est capable à chaque nouvelle sortie de produire deux ou trois morceaux inusables, des petites bombes capables de faire chavirer un dancefloor entier, à côté desquelles le reste peu parfois sembler un brin fadasse, en totu cas moins excitant que les titres balancés en premier.


Avec les Chemical Brothers on s’accommodera très bien de la chose surtout quand la production est du niveau de ce No Geography qui marque le retour en grande forme de Tom Rowlands et Ed Simons. Presque un exploit quand on sait que les frères chimiques sont aujourd’hui les vétérans et presque les ultimes survivants d’un style reconnaissable entre mille, initié il y a près de 25 ans avec des gens comme Fat Boy Slim ou Proppelerheads.


Des beats percutants, un gros son de bass rythmique, et des samples qui tournent en boucle de manière hypnotique avec des montées acid, … la recette pas vraiment changé depuis l’époque des premiers albums sortis entre 95 et 2000, les toujours solides et percutants Exit Planet Dust, Dig Your Own Hole, Surrender et même Come With Us.


Comme toujours chez Chemical Brothers, des voix s’invitent sur les morceaux. Pas de gros guest cette fois, mais au final une belle unité pour un ensemble dans lequel il semble qu’il y ait plus de morceaux forts que sur leurs récents albums. Les morceaux, dans l’esprit, toujours plus rock que techno, s’enchainent avec une aisance incroyable, le rythme ne faiblit jamais et on finit par se laisser prendre dans un tourbillon totalement jubilatoire.
On finit presque étourdi mais content de se dire qu’un album ne nous avait pas fait danser comme ça depuis sacrément longtemps.

BenoitRichard
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le 28 avr. 2019

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Ben Ric

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