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Lecherous Nocturne, entité de Caroline du Sud fondée en 1997 autour du guitariste Krieshloff (qui est le seul membre originel restant), fait véritablement partie de cette nouvelle vague death metal qui a déboulé à la fin des années 90 et donné un bon coup de fouet à cette scène devenue presque moribonde (un comble !), en apportant un surcroît de vitesse et de technicité. Même si ça s'est fait parfois au détriment de la lourdeur du style et des ambiances tout aussi caractéristiques, c'était une nécessité que d'en arriver là.
De fait, le combo est arrivé assez tard avec un premier album sorti dans la deuxième moitié des années 2000. A l'époque, ils ont eu Dallas Toler-Wade (ex-Nile) au poste de batteur (eh oui) de session, pour ceux qui l'ignoraient.
Résultats des courses : deux albums très expéditifs mais d'une efficacité hors norme et réalisés avec énormément de soin. Leur troisième volet était par contre beaucoup moins inspiré, même s'il était dans la même veine que les précédents.
Occultaclysmic remet les points sur les i et replace Lecherous Nocturne parmi les pointures du death deuxième génération. On le sait dès les premières secondes de By Conquest Or Consent, titre d'une rapidité fulgurante qui envoie du gros riff bien senti. On est content de retrouver le Lecherous Nocturne d'Adoration Of The Blade et The Age Of Miracles Has Passed.
La suite ne dément pas ce sentiment et ça continue sur des plans techniques et parfois chaotique à la Hate Eternal, tout en restant suffisamment intelligible et accrocheur pour susciter le plus grand intérêt en permanence.
L'interlude instrumental avec du piano n'est pas sans rappeler celui de l'album d'avant, en bien moins pompeux ; le titre peut aussi renvoyer au In Remembrance de Morbid Angel, un clin d'oeil ?
Le seconde moitié du disque est tout aussi terrible, avec un Unidimensional Eclipse qui envoie directement au tapis, au même titre que Psionics et Time's Ceaseless Onslaught, avec son faux départ à la cool.
Lecherous Nocturne déborde d'énergie sur cet album et ne laisse de répit à aucun moment. On aurait pu se dire que le dernier titre, qui dure plus de six minutes, aurait un peu ralenti la cadence ; mais pas vraiment, en fait.
D'ordinaire, un album chez eux est torché en moins d'une demi-heure. Celui-ci « s'éternise » jusqu'à presque quarante minutes ; et ça ne se sent absolument, tant l'intensité reste constante.
Un très beau retour de la part d'un groupe qui risquait pourtant de se perdre à en juger par l'album qui précédait. Mais non, il y a encore plus que de l'espoir. Il ne leur manque pas grand-chose pour accéder à un statut supérieur, je leur souhaite de trouver ce je-ne-sais-quoi en plus qui permettra une telle consécration.
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Créée
le 9 mai 2026
Critique lue 5 fois
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