L'album commence avec le bruit d'une porte qui s'ouvre et s'achève avec le bruit d'une porte qui se ferme. Entre les deux, il y a la plongée très douce qui me ramènera, dans plusieurs années, à ce mois d'octobre 2018 où je vivais à Bourges et où les rues avaient exactement l'odeur du piano de Niklas Paschburg. Les gens pourront dire que c'est de la musique facile à écouter et facile à faire, c'est peut-être le cas, je n'y connais rien en musique, j'éprouve simplement la beauté et la tendresse qu'il y a dans tout ça. En plus, certains morceaux laissent dépasser la mer. Elle est, comme dans Eusa de Tiersen, présente et absente à la fois dans son ressac et c'est étrange parce qu'elle fait venir avec la musique le sel et le vent des côtes grises de la Manche.