Quatre ans que Macca n'avait plus sorti d'album, depuis le sous estimé "flowers in the dirt".
L'enthousiasme a laissé la place à la déception. Sur cet opus, les synthés sont inexistants, les morceaux sont joués live, le groupe avec lequel il travaille n'est génial, la production laisse à désirer et les tubes se font rares. Le morceau éponyme déçoit, on dirait un pastiche des Beatles, mais sans la magie des fab four. "Hope of deliverance" fait sourire par son clip tiré d'"un songe d'une nuit d'été" et sa candeur boulimique, ce qui n'empêchera pas de devenir un succès énorme en Allemagne. Georges Martin viendra porter secours sur la chanson "cmon people" mais celle-ci pèche par son message pacifique et trop naïf et son côté lourdingue. Malgré la faiblesse de cet album solo demeurent deux excellentes chansons, lesquelles auraient dû figurer sur flowers in the dirt, mais bizarrement écartées: la première,"the lover that never were". Voilà une pépite, co-écrite avec un artiste de talent, Elvis Costello. La chanson démo est encore plus belle, en duo, avec un tempo plus lent, elle est sans fard et plus honnête.
La deuxième chanson écrite avec Costello, "mistress and maid", est absolument géniale, peut-être la meilleure chanson de Paul depuis "Tug of war". Mais il faut écouter la version live, en duo, guitare + violon, tempo lent, pour apprécier toute la beauté de cette oeuvre !
Enfin, si l'album est assez inégal, avec des chansons très moyennes dans l'ensemble, Paul nous offre "winedark open sea", un blues délicieux, sensuel, chanté avec beaucoup de tendresse et de coeur.
Enfin, "i owe it all to you", entêtante, douce, agréable et ma foi assez touchante. Le jeu de guitare en arpège est grandiose tout comme les paroles : métaphoriques et allégoriques.
Un album à l'image de sa pochette: moche et nidorant.