Ohms signe le retour en force de Steph Carpenter qui s'était un peu ennuyé sur Gore (comme nous d'ailleurs).
De manière générale l'instru est folle, comme d'habitude, Abe Cunningham est toujours énorme, Sergio Vega complète la section rythmique de haut niveau. On n'a jamais aussi bien entendu les claviers de Frank Delgado à mon sens, qui apporte toujours quelque chose d'intéressant au son : l'intro de Genesis, The Spell of Mathematics, Pompej.
Bien aidé justement par la prod son qui est juste énorme, j'ai pris mon pied à réécouter cet album car il sonne vraiment bien. La guitare claque de ces riffs...(Error, Radiant City et Ohms en tête) mais où est Chino ?
Déjà absent de Gore à mon sens, il repart dans ses travers sur Ohms.
J'ai malheureusement du mal à me souvenir d'une seule lyrics et au vu du talent du monsieur c'est quand même regrettable, à part peut être sur Ohms ou Radiant City ou les refrains sont un peu plus catchy, le reste est assez oubliable et casse complètement la dynamique Deftones.
Il ne faudrait pas qu'ils deviennent un groupe de shoegaze planant à gros riffs à la limite d'un post metal instrumental.
Il y a toujours eu cette association entre l'influence presque new wave de Chino et le metal de Steph Carpenter. Seulement, les chansons et le songwriting étaient présents.
Pas besoin de revenir à White Pony, ou même à Diamond Eyes, on prends par exemple Koi No Yokan et les compos chant sont bien meilleures : Swerve City, Entombed, Leathers...
Chino est d'ailleurs bien plus inspiré sur son side project Crosses qui date déjà de 2014.
En résumé, l'instru m'a rassuré et j'ai pris du plaisir à écouter cet album aux riffs tranchants et aux ambiances léchées. J'attends de voir l'évolution du chant de Chino qui reste bien en dessous de ses capacités et me laisse avec de la déception sur Ohms qui aurait pu se hisser au rang des grands albums de Deftones.
À retenir : Ohms, Error, The Spell of Mathematics