De OK Computer, tant de choses en ont été dites, écrites, entre les dithyrambes et les scepticismes, à la fois loué comme un sommet discographique ou bien comme une œuvre surestimée comme le groupe l'a été et peut l'être encore actuellement
Le troisième album de Radiohead, il faut l'avouer, a marqué son temps, à l'écart des matchs médiatiques déjà périmés qui opposaient Blur qui a su évoluer et Oasis qui commençait à patiner dans sa formule de son rock devenu pompeux. Loin de toute la britpop dont le terme devint fatigant à force d'usage et passa à l'agonie, OK Computer est d'une splendeur élégiaque. Du magnifique et arythmique "Airbag" à "The Tourist" tout en lenteur et léthargie, l'auditeur traverse des zones variées, de turbulences, celles-ci changeantes comme dans le progressif "Paranoid Android" ou bien plus directes avec l'énervé "Electioneering" et des vols paisibles mais saisissants dans des cieux de spleen avec "Subterranean Homesick Alien", "Karma Police", le menaçant et pesant "Climbing Up The Walls" et "Lucky" où les guitares se soulèvent dans des plaintes lancinantes et héroïques.
Depuis, après un succès aussi artistique que commercial, difficile, à part le chant, de reprocher à Thom Yorke et ses amis d'aller dans la redite facile. Seulement, la direction musicale prise par la suite n'est pas forcément appréciable au premier abord, si ce n'est pas définitivement.
Note personnelle :
Après Hail To The Thief, j'ai décroché
critique élaguée le 7 avril 2022