Okta Khora
7.3
Okta Khora

Album de Monolithe (2019)

Monolithe poursuit sur sa lancée, avec des albums toujours aussi rapprochés (six albums en moins de huit ans), malgré un format toujours aussi long (quarante-huit minutes ici).


Avec le temps, Monolithe vire de plus en plus mélodique et progressif (ça, on l'avait déjà constaté), mais également symphonique, avec des cordes, mais aussi des cuivres qui se font entendre de plus en plus. Qui plus est, le chant guttural doit désormais céder de plus en plus de terrain au chant clair.

Avec le recul, je me dis qu'il y a de plus en plus de quoi désarçonner le doomster averti, amateur du groupe à ses débuts.

Certes, tout est magnifiquement orchestré, arrangé, composé, conceptualisé. Mais la musique s'éloigne de plus en plus de l'extrême.


A la réflexion, Monolithe reste ce qu'il a toujours été : une entité complètement à part, qui fait son chemin comme bon lui semble, quelle que soit la forme que prend la musique. La patte du groupe est, malgré tous les changements opérés, toujours bel et bien présente. Les mélopées éthérées, l'ambiance onirique et spatiale, les compos construites sur la durée sont toujours les traits de caractère de l'entité française.

Qui plus est, l'évolution du groupe est tout à fait logique, si l'on prend la peine de réécouter tous les albums les uns à la suite des autres depuis le début. Il était inéluctable que cette voie les éloignerait quelque peu de l'extrême.

Et malgré sa versatilité, Monolithe évite l'écueil de l'excès, du pompeux et de l'indigeste dans tout ce qu'il entreprend. Ce qui force l'admiration.


Je dois néanmoins avouer que leur style tend à me correspondre de moins en moins. Mais je reste admiratif devant l'effort fourni et l'inspiration inépuisable dont ils font preuve (d'autant plus que les délais entre deux sorties sont très courts), le groupe ne se répétant jamais vraiment.


Leur singuralité et leur génie de composition en font certainement l'un des groupes français, et en matière de doom et musique progressive, les plus intéressants du moment. Tous ceux que cette musique arrive à toucher ont grand intérêt à se pencher sur cet album.


N.B. : j'ai eu la chance d'avoir la version avec la reprise de la célèbre Gnossienne d'Erik Satie, fort intéressante en version doom.


Retrouvez cette chronique sur le webzine auxportesdumetal.com

Man_Gaut
7
Écrit par

Créée

le 10 nov. 2022

Critique lue 17 fois

Man Gaut

Écrit par

Critique lue 17 fois

1

D'autres avis sur Okta Khora

Okta Khora

Okta Khora

7

Man_Gaut

556 critiques

"Disrupted Firmament"

Monolithe poursuit sur sa lancée, avec des albums toujours aussi rapprochés (six albums en moins de huit ans), malgré un format toujours aussi long (quarante-huit minutes ici).Avec le temps,...

le 10 nov. 2022

Du même critique

Stare Into Death and Be Still

Stare Into Death and Be Still

9

Man_Gaut

556 critiques

"Drawn Into The Next Void"

Ayant négligé lâchement leur album de 2016, sans doute par paresse intellectuelle, j'étais pour autant resté sur une excellente impression d'Ulcerate avec le duo incontournable Destroyers Of...

le 1 mai 2020

Exuvia

Exuvia

9

Man_Gaut

556 critiques

"Towards Malkia"

Depuis la sortie de Blood Vaults, j'ai eu l'occasion de voir le groupe d'Alexander von Meilenwald en concert et The Ruins Of Beverast (TROB) s'avère particulièrement brillant dans l'exercice, les...

le 22 oct. 2017

Cursus Impasse: The Pendlomic Vows

Cursus Impasse: The Pendlomic Vows

9

Man_Gaut

556 critiques

"The Apocryphalic Wick"

Ces gros tarés de Howls Of Ebb ont encore pondu une aberration musicale cette année… pour notre plus grand plaisir. C’est un groupe que je suis ravi d’avoir découvert avec sa première sortie, déjà...

le 24 juin 2016