Un album bien distribué, chez tous les bons disquaires du monde entier, ce qui est une bonne chose compte tenu du message universel délivré par le magnifique Don Cherry. Un album qui fera la joie de tous les « babas » du monde entier épris d’universalisme et de paix, ainsi que des nostalgiques qui ont gardé un pied dans les années soixante-dix.
Le vinyle est sobre, simple, en couverture un portrait encore inédit, donc un peu à côté de la « fonction » pochette à laquelle on le soumet, ce qui est bien. A l’intérieur un coupon de téléchargement via bandcamp et une reproduction d’une carte de Moky Cherry, « Organic Music Tapestry » de 1975. Des petites attentions qui font mouche. Côté musique, c’est bon, bon, bon !
D’abord les musiciens, Don Cherry et son éternelle trompette de poche sa flute et la kora. Nana Vasconcelos aux percussions et au berimbau, un arc musical que l’on frappe. Gian Piero Pramaggiore à la guitare et à la flute et, pour finir, la compagne de Don, Moki Cherry au tanpura.
Nous voici transporté en 1976 avec l’Organic Music Society pour une prestation télévisuelle diffusée par la RAI, la télé publique italienne. Comme toujours avec Don Cherry, beaucoup d’improvisations, la priorité est à l’instant, même si le canevas des morceaux perdure, du coup les durées des titres sont très variables, jusqu’à onze minutes pour la plus longue pièce alors que deux d’entre elles n’excèdent pas les deux minutes.
Musique du monde, musique universelle, influences venues de partout, la magie opère comme à chaque fois avec Don, des mélodies incroyables s’accrochent au long serpent des rythmes qui préparent à la transe. L’orient et le bourdon de Moki, les rythmes de la musique brésilienne, la guitare folk de Jean Piero Pramaggiore et la musique noire et tribale se fondent dans le creuset de la musique sans frontière pour une expérience sonore libératrice.
Un album qui complète parfaitement les albums officiels de Don Cherry.