Lorsque le poète brésilien rend hommage au génie Italien, on pourrait certes parler d’événement culturel. Pourtant, en se laissant emporter dans cette douce rivière de lumières (celle, vacillante, du cinématographe, comme celle, éternelle, du patrimoine brésilien), on ne pense à rien “d’officiel”, seulement à la sublime beauté des deux langues qui alternent, aux correspondances mystérieuses entre les ritournelles nostalgiques et poignantes de Nino Rota et l’infinie saudade de la plus belle bossa nova. Ce disque, littéralement inépuisable, est un témoignage de ce que l’Art, porté au plus haut, peu apporter de beauté à l’humanité, pas moins. [Critique écrite en 1999]