J'ai découvert ce disque complètement par hasard, en pleine nuit, en conduisant sur une route déserte. Une radio locale qui a l'habitude de diffuser des choses qui sortent de l'ordinaire avait eu la bonne idée de le passer en entier.
Quelle claque ! L'ambiance, la musique, tout était féérique, je me suis senti télescopé dans un autre monde. Aussitôt rentré chez moi, j'ai tout fait pour retrouver le titre et je l'ai depuis écouté des dizaines de fois. A l'époque, je ne connaissais d'Oldfield que ses tubes des années 1980, j'ai été supris de voir à quel point cet artiste était aussi éclectique et virtuose. Il faut signaler que c'est lui qui joue de tous les instruments dans cette sorte de symphonie ! L’ensemble est d’un style unique qu’Oldfield lui-même ne retrouvera plus ensuite, presque un miracle.
Je crois que c'est vraiment typiquement un disque à écouter dans le noir, au casque, en ne faisant rien d'autre, prêt à voyager dans une dimension indicible. Incontestablement parmi ce que le prog a pu apporter de mieux à l'humanité.