Une musique faite de patience très terrestre (terre-à-terre ?), pourtant construite en longs tourbillons aériens, qui - en une autre époque - auraient été névrotiques. Des mélodies qui ne se dévoilent qu'au fil des écoutes, parce que, là encore, l'amour de la répétition méthodique est vitale à la compréhension des Feelies, de la même manière qu'elle est la clé de voûte de leur édifice musical. Ces chansons simples, presqu'enjouées, enflent donc peu à peu, emplissant tout notre paysage imaginaire. C'est la vie... et rien d'autre !
[Critique écrite en 1988]