Sidsel Endresen, Bugge Wesseltoft – Out Here. In There. – (2002)
Un album autrefois recommandé par un ami, alors que je bafouillais quelques mots sur un autre album de Bugge Wesseltoft, ce qui n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Et je m’en réjouis. Du pur bon son pour l’oreille qui fait fuir les acouphènes.
Bugge Wesseltoft est donc le pianiste, il ajoute également les percussions à son éventail et quelques programmations électroniques dont il a le secret. Sidsel Endresen, chanteuse norvégienne apporte la douceur de sa voix ainsi que l’écriture de la plupart des textes, mis à part « Birds » de Neil Young, et « Hav » qui est un pur instrumental signé Bugge. Sidsel cosigne également la plupart des pièces avec son partenaire, une véritable collaboration les réunit.
Un rapide coup d’œil à la discographie révèle pas mal d’albums et de rencontres qui donnent l’envie de creuser davantage, deux albums ECM et un autre paru l’année dernière, ce qui semble montrer la vitalité de cette chanteuse. On perçoit également que sa voix peut se transformer assez facilement en un instrument de musique, au milieu des autres…
L’album est assez intimiste avec deux titres assez énormes à l’impact immédiat, « Truth » qui ouvre l’album et « « Try » qui le ferme, entre les deux plein de belles choses se passent, des improvisations, des essais expérimentaux forts réussis, comme « Names, numbers » ou le magnifique « Heartbeat ».
Un album qui se pose entre pop maline et avant-garde, avec le jazz qui pousse derrière et les impros qui fusent, mais qui n’est qu’une étape dans un long parcours, et qui donne envie d’en faire le tour…