Medeski, Scofield, Martin & Wood – Out Louder – (2007)


Que vous soyez amateurs du trio Medeski, Martin & Wood ou plus simplement de John Scofield, voici un album qui ne devrait pas décevoir. La rencontre fonctionne bien, de ce côté rien à redire.


Les pièces sont plutôt au format rock, en général entre trois et cinq minutes, ce qui ne laisse rien deviner d’une ambition jazz, hormis vers la fin, lors de l’interprétation de l’exceptionnel « Down The Tube » qui ressemble à une jam.


Mais ce n’est tout de même pas trop rock, ni même trop jazz, il faut plutôt jeter un œil du côté du funk et des musiques noires, blues ou soul, du bon groove, c’est ici ce qui est essentiel et qui rassemble.


Dans un tel contexte Scofield stupéfie par son allant rock, et sa guitare régale d’un bout à l’autre, même si toutes les pièces ne se valent pas, c’est souvent haut. Le trio d’accompagnateurs joue également le jeu à fond et propose un soutien vraiment sans faille avec un Medeski des grands jours.


Ah, oui ! Il y a deux albums dans la version à se procurer, celle qui ne contient que l’album en studio est à proscrire, même si c’est probablement le meilleur de ce qui se trouve ici. Le second Cd contient des extraits de concert qui méritent tout de même largement le détour…


Medeski est souvent à l’œuvre côté compo, mais il y a également quelques reprises, « Julia » de Lennon/McCartney et l’excellent « Legalize it » de Peter Tosh. John Scofield ouvre l’album avec l’unique titre qu’il apporte, « Little Walter Rides Again », très plaisant.


Il y a tout de même pas mal d’impros au fil des pièces, on en revient toujours à ce qu’on aime, et c’est tant mieux. « What Now » par exemple, envoie bien, avec un Medeski volontaire et un Scofield qui s’accroche, c’est pour ça qu’on l’aime. On retrouve également une autre version de cette pièce côté « live » !


Le second album est moins long d’un quart d’heure, et s’arrête au bout de quarante-cinq minutes environ. Il est capté au concert donné au « Bowery Ballroom » de New York, vers la fin de l'année, en novembre deux mille six.


Il s’ouvre avec le très bon titre, « A Go Go », qui fut enregistré à l’origine en quatre-vingt-dix-huit, avec les mêmes quatre membres, mais l’album parut alors sous le nom du seul John Scofield. On remarque également une reprise assez longue du traditionnel « Amazing Grace » et une autre de Chris Wood, « Cachaça » qui possède sa réplique studio sur l’autre album…


Bref, de quoi s’occuper très agréablement…

xeres
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le 2 juil. 2026

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