The Amps, c’est le projet parallèle (The Breeders) d’un projet parallèle (The Pixies). The Amps, c’est le groupe de seconds couteaux de Dayton (Ohio) recrutés par Kim Deal. Ici, on a affaire a du pop-punk-rock-mesgonades de province. En fRance, on dirait que c’est du rock, disons, de Dijon par exemple. Kim Deal, c’est un peu le vilain petit canard de la famille, la tante excentrique qui n’en fait qu’à sa tête et qui ne te feras pas les gros yeux si tu sors un petit stickotin alors que tu es sorti fumer ton clope lors d’une interminable et pesante réunion de famille. On aimerait tous avoir Kim pour tante. Kim est cool, comme le chante les Dandy Warhols. Kim ne se prend pas la tête, elle s’ennuie, écrit des chansons, les enregistre et part en tournée. C’est aussi simple que cela. Et Kim s’y connaît diablement pour écrire de petites pétites de 2 minutes 30 aussi efficace qu’un stickotin pour s’évader des réunions de famille. Ce disque est sans prétention, concis, direct, brut, de la part d’un groupe de D2 modeste. Et c’est ce qui fait sa force. Ce disque est le meilleur album des Breeders. Ce disque est le meilleur album des Pixies. Point Barre.