Daniel Villarreal - Panamá 77 (2022)
Voici donc la dernière sortie d’International Anthem, « Panamá 77 » signé de Daniel Villarreal, connu dans la maison pour être le batteur de Dos Santos, l’une des formations avec laquelle il joue, car c’est un actif, Daniel, toujours un endroit où on peut le voir, où on peut l’entendre. Le vinyle est arrivé hier, à l’heure prévue, expédié par le distributeur européen situé en Autriche je crois, après une mauvaise expérience du côté de l’Allemagne.
Rien de surprenant dans le titre de l’album puisque Daniel, bien qu’il habite sur Chicago depuis belle lurette, est né au Panama, ce titre est pour lui l’occasion de rendre hommage à ses racines, il en est ainsi pour les déracinés, le point de départ sera le plus souvent un endroit aimé, choyé et même idéalisé.
Pour l’heure Villarreal en est à son premier album en tant que leader, une étape importante pour justement marquer son identité. Dans la maison International Anthem c’est plus facile, il y a une expérience, un ton, et même un « savoir-faire » assez unique. Une façon de laisser tourner les machines, de sélectionner, de découper puis d’assembler qui a fait ses preuves.
Il y a également des musiciens qui passent, des amis, pour cet hyper actif de la région de Chicago qui circuite sans cesse. Ici on reconnaît le grand Jeff Parker à la guitare électrique et Aquiles Navarro à la trompette et même au sifflet. Je ne fais pas la liste car elle serait assez longue, mais on y trouve un peu de tout, pas mal de percussionnistes, des joueurs de claviers, Rhodes, mellotron ou farfisa, violon et synthé…
Ainsi se dessine l’identité de cette musique faite de petites pièces, douze qui se suivent et qui dresse un panorama de musique plutôt cool, d’inspiration assez souvent caribéenne, des rythmes brésiliens ou latinos plutôt dans un registre léger, qui s’identifie par petites touches. De l’électricité également avec quelques empreintes un peu jazz-rock, mais assez subtiles, sans trop appuyer, toujours ce côté exotique, qui vire même « voyage de vacances » sur la fin de l’album, avec, hélas, un certain manque de profondeur, genre un peu musique de série « B », je sais, mais il faut bien le reconnaître...
Heureusement, la toute dernière pièce, « Messenger », nous laisse sur une meilleure impression.