Isaiah Collier – Parallel Universe – (2023)


Voici un album pas si facile à faire venir si on veut éviter les taxes d’importation, devenues trop souvent un appoint à la trésorerie de La Poste, voire une arnaque où l’on paie deux fois, à l’étranger lors de la commande puis en France à la réception, bref, mieux vaut faire gaffe !


Il faut dire que pour l’instant l’album est uniquement dispo en vinyle, mais l’objet est vraiment superbe, malgré une pochette simple grand format. A l’intérieur deux vinyles et un livret magnifique, avec des photos de tous les intervenants en grand format, les détails que l’on aime et une épaisseur qui témoigne du soin apporté à l’ensemble.


Les deux sous-pochettes sont également classieuses, avec à l’intérieur des protections antistatiques, la grande classe. Mais ce n’est pas tout, côté son c’est également superbe, les conditions du live grâce à la méthode « Direct To Disc Session », merci au label « Night Dreamer », de quoi vous éblouir ! Même moi j’en profite malgré que j’aie eu récemment un tympan percé, fort heureusement, depuis cicatrisé…


Côté répartition des pièces c’est assez simple, deux par face, ce qui fait huit au total, mais il faut peut-être évoquer également le style de l’album, car ce n’est pas véritablement du « pur » jazz, bien qu’on ne s’en plaigne pas. En effet le jazz d’Isaiah est mâtiné de soul, il penche vers ce côté souvent dansant, groovy, avec des chants ou des chœurs qui vous font chavirer.


Et comme le ténor est puissant, il en joue ainsi que de la flûte et du chant, ça balançait sévère, je suppose, dans les studios d’enregistrement, Jimetta Rose au chant, Julian Davis Reid aux claviers, Micah Collier à la basse électrique, Corey Wilkes à la trompette, Michael Damani à la guitare, James Russel Sims à la batterie, Ra au kalimba et Sonny Daze au chant « additionnel ». Ils sont tous, en gros plan, dans le livret…


Il faut également ajouter que notre musicien est originaire de Chicago et qu’il dédie cet album à la musique « soul » d’autrefois, retour au Rhodes et à la guitare « wah-wah » curieusement je ne vois pas l’auteur des compos, donc par défaut je les crédite au leader.


Un album très agréable sans véritable « coup de mou », il tient la distance et réussit son projet en proposant une musique soul sans prétention et plutôt bien fichue, qui fait plaisir et donne envie de frapper du pied !

xeres
9
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le 17 juil. 2025

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