Natacha Atlas – Parallel Universe (Volume 1) – (2026)
Découvert en parcourant les colonnes de Jazz News, la pochette attire l’œil habilement, le rouge et le noir ça fonctionne à tous les coups, une ‘tite oreille vers le tube et quelques jours après le Cd arrive à la maison…
Natacha est bien connue, entre folklore, pop et chant oriental en arabe, mais finalement, à l’arrivée, peu de chavirement, une musique standard assez uniforme.
Seulement ici il y a une rencontre, même si elle n’est pas récente, faite de sentiments et de musique, avec Sam Bishai qui prend en charge les claviers, les synthés, l’électro, les beats, les programmations, mais aussi la basse électrique, la guitare électrique et les cordes…
C’est donc un mélange qui opère, entre la voix chaude et suave, soul et pimentée, qui rencontre ce groove oriental, qui s’épanouit en provenance du Caire. On appelle ça le « Mahraganat » ou « electro-chaâbi », et c’est bien sympa : Les mots de Natacha et le son de Samy, pour un balancement doux et chaloupé…
L’album n’est pas très long, environ trente-huit minutes qui filent à la vitesse d’un chameau de course qui escalade les dunes. Il y a également une vision politique dont on peut apprécier la profondeur ou pas, en lisant les paroles traduites en français et en anglais dans le livret, par ailleurs ce dernier renseigne bien.
Ainsi apprend-on que cet album n’est qu’un premier essai d’une suite beaucoup plus ambitieuse, espérons que cette suite soit aussi réussie et riche de surprises que ce bel opus…