On parlait en 1973 de décadence (les costumes vanille et la chute sur les photos de l'arrière de la pochette), et on applaudissait l'exercice pour une fois réussi de l'utilisation d'un orchestre symphonique. Avec le recul, on est ébloui par la luminosité de cette musique qui tend même au sublime, sans tomber dans la prétention, ramenée vers le sol par la voix magnifiquement "ordinaire" de John Cale. Loin d'un passéisme suranné, il recherche dans l'histoire (plus si) récente de l'Europe les traces d'une culture disparue, comme les prémisses d'une fin de siècle (le XXème) qui sera terrible. [Critique écrite en 1993]