Johnathan Blake – Passage (2023)
Voici une nouveauté, mais sur Blue Note, difficile du coup de l’éviter, le nom du label possède encore toute sa magie et suffit à décerner des brevets de qualité. C’est en effet toute une écurie qui se tient derrière le label, en particulier ces jeunes musiciens remplis de talent qui assurent le minimum requis, voire plus.
On les connaît bien désormais, ici il y a Immanuel Wilkins au sax alto, Joel Ross au vibraphone, une valeur sûre, David Virelles au piano et Dezron Douglas à la basse, du sérieux quoi. Le leader du jour, Johnathan Blake, est batteur, et barreur par la même occasion, car il montre la voie et dessine le chemin.
C’est le fils de John Blake Jr, violoniste, qui a joué notamment avec Archie Shepp et McCoy Tyner, du beau monde, quoi. C’est également lui qui a composé le morceau titre ici, « Passage » qui symbolise à lui seul cet album. Du post bop de qualité, qui tourne bien et flatte l’oreille comme il faut. Du coup je ne vous fais pas l’explication pour la (superbe) pochette, vous avez deviné.
De plus le fiston compose également, cinq pièces à son nom, toujours dans ce même registre, c’est vraiment une musique sécure, qui ne prend pas de risque mais qui va bien, vu les pointures alignées. Perso j’accroche vraiment avec Joel Ross, ce n’est pas nouveau, mais son jeu est virevoltant, coloré et ménage ici et là quelques surprises qui vont bien.
On pourrait en dire tout autant de la part d’Immanuel, le soliste vedette qui la ramène de temps en temps, ou de Dezron Douglas, entendu plusieurs fois sur International Anthem, qui compose par deux fois par ici. Il faut également souligner le travail au niveau du son, c’est vraiment du haut niveau, la réputation de Blue Note est on ne peut mieux respectée.
Une copie de bon niveau donc, avec un batteur-musicien qui échappe pour une fois au statut de sideman, et attire les lumières. Pour les amateurs de jazz un peu trad et propre sur eux.