Il y a 5 ans, on avait tous beaucoup aimé "Mondo", un disque "frais" - comme on disait alors - qui semblait mettre un peu de légèreté et même de joie dans notre quotidien. Aujourd'hui, sort "Plural", et le moins que l'on puisse dire, c'est que la désillusion est sévère. Les tendances "commerciales" (dirons-nous pour être gentils) de Electric Guest se sont transformées en putasserie sans vergogne, la musique étant clairement destinée aujourd'hui à séduire la frange la plus juvénile et, il faut bien l'admettre, la moins futée du grand public, tandis qu'une sorte de soul artificielle a remplacé les ambitions pop du duo. Et après tout, pourquoi pas ? Il faut bien vivre. Le problème est que "Plural" est non seulement affreusement mainstream, il est aussi terriblement peu inspiré. En trois écoutes, soit le maximum supportable, aucune mélodie n'est venue s'inscrire, même de manière éphémère, dans notre mémoire : "Plural" doit battre un certain nombre de records de médiocrité, que ce soit en terme de fadeur que de manque absolu d'imagination et d'audace. Chez moi, cela s'appelle une "bouse". [Critique écrite en 2017]