« Post orgasmic chill » aurait sans doute pu être un album exceptionnel et le meilleur de Skunk Anansie sans sa deuxième partie plombée de lourdes ballades.
Sur la première partie disque, le groupe réalise en effet des prouesses et atteint un niveau parfois prodigieux bien supérieur au pourtant déjà terriblement efficace « Paranoid and sunburnt ».
Alors certes Skin ne manque pas de coffre et de talent, mais le registre adopté mélodique à outrance s’écarte grandement des folles ruades rock pour converger vers une pop boursouflée et sucrée dure à ingurgiter.
La carrière météorique de Skunk Anansie (à peine plus de cinq ans !) s’achève donc sur ce disque tour à tour impressionnant ou irritant avec le sentiment que le groupe termine sans avoir pu exprimer véritablement tout son potentiel, hésitant trop longuement entre le rock violent des débuts et les sirènes de la pop édulcorée qui leur tendaient logiquement les bras en une tentation que l’on peut logiquement comprendre quand on dispose dans ses rangs d’une chanteuse du calibre de Skin.
En 2010, après neuf années de retraite et d’éparses carrières solo, le groupe renait finalement de ses cendres pour connaitre un succès commercial plus modeste.
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