En 1999, Caetano est au sommet de son art, et tout ce qu'il touche semble se transmuter en or fin. Que ce soit lorsqu'il interprète des chansons de la plupart des "grands", de Tom Jobin à Jorge Ben, en passant par Chico Buarque et Gilberto Gil, lorsqu'il revisite le répertoire populaire du Nord au Sud, ou même quand il lit tout simplement, de cette superbe voix quasi féminine, un extrait de son propre livre "Verdade Tropical", Caetano arrive à frôler le sublime. De la bossa nova la plus raffinée à la samba le plus débridée, de la saudade la plus douce à la frénésie la plus sensuelle, tout le génie du Brésil est convoqué sur cette scène enchantée. A écouter les larmes aux yeux. [Critique écrite en 1999]