Psychomagia
7.4
Psychomagia

Album de John Zorn et Abraxas (2014)

Un John Zorn de 2013 « Psychomagia » interprété par le quatuor Abraxas, une formation déjà aperçue dans la série des Books of Angels sur le volume dix-neuf, qui fit alors une grande impression. Rien d’étonnant donc à retrouver cette formation pour un second volume, cette fois-ci à classer dans la « Mystic Series ».


On retrouve les musiciens déjà opérationnels sur l’album précédent, Shanir Ezra Blumenkranz à la basse, Kenny Grohowski à la batterie et les deux flamboyants guitaristes électriques, Aram Bajakian et Eyal Maoz, le tout composé et supervisé par John Zorn.


Franchement cet album ne représente aucune surprise pour les familiers de Zorn, celui-ci évolue souvent dans des registres extrêmement divers et variés, mais ce genre d’album constitue une niche dans laquelle Zorn aime à déposer quelques petits trésors sucrés, comme ce « Psychomagia ».


Nous sommes plongés dans un univers parfait, moelleux et confortable, c’est pourquoi il ne faut pas hésiter à utiliser le terme « mainstream » ou « easy listening » pour catégoriser cette musique, ceci dit sans dédain ni condescendance car l’album est une parfaite réussite tant au point de vue musical qu’esthétique. C’est même un travail d’orfèvre, avec beaucoup de complexité et d’exigence technique et d'interprétation, où tout se joue au millimètre, les musiciens ici sont tout des pointures, l’écoute de l’album est, à cet égard, un parfait révélateur.


Malgré tout il est ambitieux et se construit autour de deux références, Bruno Giordano, un philosophe italien du 17ème siècle et du cinéaste Alejandro Jodorowsky inventeur de la notion de « psychomagie », une sorte d’héritage psychologique qui traverserait les générations. Ce qu’il faut pour libérer l’énergie et la créativité des musiciens qui délivrent une copie parfaite. Les guitares sont très rock, on pourrait se penser parfois chez Zappa ou avec les Dreamers, on traverse des épisodes rock, de musique surf, psychédélique ou country tout en conservant un fil conducteur très souple et élastique.


Que dire ? Un album parfait de Zorn, comme à l’habitude !

xeres
10
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le 10 janv. 2026

Critique lue 6 fois

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