En 2011, Pharaoh Monch sort son troisième album W.A.R. (We Are Renegades) pour la première fois en indépendant. Il y narre la guerre qu'il faut faire quand on est indépendant face à la grosse machine de l'industrie musicale. Il en sort le 15 avril 2014: PTSD: Post Traumatic Stress Disorder.
C'est assez explicite: après la guerre, il y a le syndrome du stress post-traumatique. Le rappeur du Queens aborde donc son état émotionnel après le combat de l'album précédent en usant d'une tonne de métaphore dans son album concept, où il intègre un programme sensé l'aider à surmonter ses problèmes. Le projet est très bien construit et écrit. On y ressent une vraie identité New-yorkaise et un vrai amour du rap car celui-ci est bien mis à l'honneur avec de belles démonstrations. Je suis bien sûr obligé de citer Rapid Eye Movement avec Black Thought en invité où les deux anciens semblent prêts à rapper jusqu'à ce que le monde s'arrête. Pharaoh Monch nous plonge donc avec PTSD dans son univers anxiogène où la paranoïa nous prend à chaque instant.
Finalement, PTSD est un excellent album au thème très original et très agréable à l'écoute.