Quel drôle d'oiseau au bord de la voie rapide du Bourget, passant indifférent devant le bouquet virtuose des Fougas Magistères de la Patrouille de France, évanoui devant le mauvais cheval (le no 4) ! La chanson française en est toute rassérénée, quand des textes malins (à la Prévert ?), mais pas trop (la douleur est vite poignante, même si élégamment effleurée) rencontrent une certaine tradition de la comptine française. Le résultat est donc ébouriffé et ébouriffant, comme si en connaissant par avance chacune des ritournelles (on a dû être bercé par ces chansons-là, tout bébé), on n'en était que plus ravi par les mots et la voix de l'équilibriste. [Critique écrite en 1999]