Posséder le double LP de “The Raiders of the Lost Ark”, c’est un peu comme posséder le “Graal” des Vinyles.
Avant d’être acoustique, l’objet est tout d’abord visuel. Tout commence par une présentation absolument superbe avec en couverture la magnifique affiche originale de Richard Amsel - le créateur entre autres des affiches de “Flash Gordon” ou encore “The Dark Crystal” - le buste d’Indiana Jones y apparaît en gros plan tandis que les scènes phares du film sont autant de petits détailles fourmillant à la base de la lithographie. Conçu à la manière d’une jaquette de DVD ou de Blu-ray, la distribution du film et certaines des images les plus marquantes du long-métrage se retrouvent au verso avec les titres et la durée de chaque morceau sur deux faces, le tout sur deux vinyles. L'intérieur du coffret est tout aussi incroyable. On y retrouve sur un côté, Indiana prés à dérober l'idole avec en dessous les noms de tous les musiciens du London Symphony Orchestra. De l’autre côté, pleine page, trône l’arche d’alliance avec à la base, toujours quelques photos et accessoires incontournables du film. Les deux vinyles quant à eux sont patinés dans un gris anthracite du meilleur effet. Voilà pour le hors d’œuvre. Le plat de résistance nous plonge d’emblée au Pérou en 1936 avec l’inimitable “In The Jungle”. Aux craquements subtils de la mise en route du disque, viennent s'ajouter les premières notes et d’un coup, c’est l'immersion ! Aucun doute possible, le grand John Williams est entré en action. Même après maints et maints visionnages du cultissime prologue, “The Idole Temple” délaye toujours un suspense ahurissant. Arrive ensuite, “Escape From The Temple” où l’on découvre l’archéologue Français René Bellocq (Paul Freeman), l’ennemi intime d’Indiana, puis vient le truculent “Flight From Peru” et la rencontre fortuite d’Indy avec un serpent dans l'habitacle de l’avion qui le ramène aux Etats-Unis, à ce moment précis, les jalons du “The Raiders March”, le thème emblématique de la saga, sont posés ! Et que dire de “The Miracle of The Ark” et sa partition mythologique, horrifique et dramatique lors de l'envoûtant - sans jeu de mots - climax dont l’imagerie empruntée au cinéma d’épouvante est à ce jour, inégalée. Durant environ 75 minutes, bien d’autres moments de pure magie auditive nous font revivre les souvenirs du ou (pour ma part), des visionnages de ce film d’aventures virtuose.