Random Access Memories par Ben Chambs
J’ai hésité à donner mon avis sur ce disque vu que le single Get lucky ne m’avait pas trop emballé. Mais l’album étant dispo en streaming sur iTunes, allons-y.
Le morceau d’intro Give Life Back To Music est résolument funky. Probable single, le titre est dansant mais pas plus euphorisant que ça. Perso j’attendais un plus gros truc pour ouvrir un album autant attendu. Au passage, on peut noter la participation de Nile Rodgers, guitariste du groupe Chic.
The Game of Love est une sorte de ballade vocodée et chiantissime. Certes le vocoder est parfois sympa mais là, c’est assez insupportable. Des impressions de conversations typées 2001 de Kubrick ou Rencontres du Troisième type mais alors j’accroche pas du tout, ça reste chiant.
Giorgio by Moroder est un morceau qui sent encore énormément le disco. En même temps, là encore, Giorgio Moroder est le compositeur des tubes de Donna Summer et après l’intro où on l’entend causer de sa façon de faire un morceau, le titre sorte de foutraque disco est assez sympatoche. Un peu trop fourre-tout mais pas désagréable.
Within avec Gonzales au piano est une jolie ballade avec un chant vocodé qui ne colle pas vraiment. Parfois trop c’est trop et surtout ça ne va pas avec tout. Une belle mélodie gâchée pour moi.
Instant Crush, c’est l’instant Julian Casablancas de l’album. Le chanteur des Strokes vient poser sa voix (là aussi, légèrement vocodée) sur un morceau linéaire et qui m’a fait penser à un morceau des années 80. Attention, à un morceau bien des années 80. Un morceau sympa, qui passe bien même si au final, reconnaître la voix de Casablancas du premier coup est quasi impossible.
Lose Yourself To Dance est le moment Pharell Williams du disque. Sacrée collection d’invités quand même sur la galette des frenchies. Le titre sonne ultra funky/disco, et la gratte de Nils Rodgers est là pour le prouver. Même si je ne suis pas fan du titre, la voix de Williams colle super bien au morceau.
Touch démarre par un foutraque calme jusqu’à la voix de Paul Williams qui permet au morceau de démarrer réellement. Trompettes, saxo, cymbales, cordes, choeurs pour conclure sur un piano-voix. Morceau surprenant, énorme par sa richesse mais difficile à suivre. Perso je me suis perdu.
Get Lucky était déjà connu depuis quelques temps, donc je passe mon chemin.
Beyond est un morceau disco mou alors que Motherboard est étrange et difficilement classable…
Fragments of Time permet aux Daft de retrouver Todd Edwards qui avait déjà posé sur Face to Face. LE morceau est sympa, un peu trop simple si on compare à la multitude d’effets des titres précédents.
Doin’It Right avec au chant Panda Bear d’Animal Collective est un morceau minimaliste, sorte d’electro hip-hop, manquant clairement de rythme.
Pour finir, Contact est puissamment bon. Croissant jusqu’à une sacrée explosion sonore, ce morceau est le meilleur de l’album à mes oreilles. Celui qui me fait le plus penser aux Daft Punk des disques précédents.
En dehors de ce dernier titre, je ne garderais pas grand chose de cet album. Les fans de disco et de funk devraient s’y retrouver beaucoup plus que moi. Attention cependant à apprécier l’utilisation du vocoder sur des sons disco pour apprécier l’album fortement. Moi perso, sur les anciens disques aucun souci, mais là ça ne passe pas franchement. Allez je vais me remettre un bon vieux Rollin’ & Scratchin’ pour retrouver du Daft Punk comme je l’aime.