Random Access Memories par Me Rz
Eh merde !!!
J'étais prêt.
Je jure que j'étais prêt. Prêt à faire un effort. Prêt à faire fi de tout. De mes a priori sur la soupe neo-disco moroderienne que Daft Punk nous sert depuis tant d'années. A faire fi de leurs costumes de merde, concept qui a fait son temps. A faire fi de l'ennui profond que provoquait chaque écoute, distraite et involontaire il est vrai, de leur nouveau tube «Get Lucky». Prêt à suivre la hype, à me laisser porter par la liesse populaire. Pour une fois. Prêt à admettre que Daft Punk ≠ David Guetta (même si la seule différence que je constate c'est que les uns arborent des casques de moto et l'autre une face de gland). J'étais prêt à accepter l'idée qu'ils ne sont pas encore totalement ringards. Prêt à reconnaître, aussi, que ce qui fait actuellement shaker le booty des filles n'est peut être pas si mauvais en fin de compte. J'étais prêt à toutes ces éventualités. Oui.
Bref j'étais prêt à jeter une oreille sérieuse, attentive et aussi neutre qu'elle puisse l'être sur cet alboum. J'avais même chercher le truc sur spotify et tout. Presque prêt à y mobiliser mes deux oreilles si besoin, à convoquer mes rares références en matières de disco et de house avec le maximum d'indulgence. A ne pas juger hâtivement. Tout ça. Prêt à aborder ce disque sereinement, quoi.
Et puis... Là, la catastrophe. J'ai fauté. J'ai vu le titre. Je l'ai lu. Relu. Bien lu. Plusieurs fois. « Random Access Memory ». « Random Access Memory ». « Random Access Memory »... « Random Access Memory » ? « Random Access Memory » ! « Random Access Memory » !!!
Mais, mais... Que ? Ô rage, ô haine, ô affliction ! Comment est-ce possible ? Comment diable a-t-on pu intitulé un disque comme ça. Et espérer être crédible avec. Mais... MAIS QUEL TITRE DE MERDE !!! Putain. Pourquoi pas l'appeler Modem tant qu'on y est ?!! Ça devait déjà être prit je suppose. Mais merde quoi. « Random Access Memory » quoi !!! RAM quoi.
Franchement !?
Là, tout a resurgit. Le dégoût. L'horreur, l'horreur. Tout est remonté en moi. Les nausées. Les putain de nausées.
Là, plus d'excuses. Un seul mot d'ordre :
MORT AUX DAFT PUNK, PUTAIN DE SA MERE LA PUTE !!!