6 ans après la sortie de son premier album éponyme, Taylor Swift semble encore se chercher, preuve en est ce Red qui apparaît dans les bacs en 2012. Découverte d'un album inégal où se mélangent, morceaux mille fois entendus, compositions dispensables souvent dans les ballades, et chansons accrocheuses. C'est dans ces dernières que l'on perçoit une tentative de changement de direction musicale vers autre chose. Au revoir les prairies bucoliques de la Country, bonjour les rues acidulées et easy listening de la Pop (State of Grace, I Knew You Were Trouble, We Are Never Ever Getting Back Together, Holy Ground).
Sur les seize morceaux qui composent cette galette, ça reste un peu léger, les autres pistes alternant entre redites et remplissage (je ne comprend toujours pas l'intérêt de produire un album aussi long). A l'exception peut-être de Sad Beautiful Magic (bien qu'elle ne m'embarque pas spécialement) dont le chant feutré suprend agréablement et semble aller comme un gant à sa très jeune voix, d'autre chansons font office de remplissage, n'apportant rien de neuf comme I Almost Do, 22, The Lucky One ou encore Everything Has Changed et Begin Again qui conclut cet album avec une pointe d'ennui (n'ai-je pas déjà dit que c'était trop long ?).
Un 6ème effort disparate mais on doit louer une ébauche de prise de risques dévoilant par la même occasion, un certain potentiel. Comme quoi, la belle n'a pas encore tout dit ...