Une production de qualité très inégale sur l'ensemble de l'album est la principale caractéristique de Refractions.
Ce résultat s'explique par deux points faibles : d'une part, la touche plus ou moins ibiza des morceaux (notamment Silicon Sunrise avec sa mélodie naïve, Refractions) ; d'autre part, certains morceaux manquent un peu de saveur.
Quand les morceaux ne sont pas ennuyeux (je parle de ceux mentionnés plus haut), le reste est vraiment agréable, sans plus.
Homeworld démarre très tôt le matin, presque glacial, rappelant dès son intro certaines productions de Carbon Based Lifeforms. Vers 2 min 45, on assiste à un virage vers des sonorités dubby-ibiza, sans être trop ringard. La dernière partie du morceau devient plus psy avec des effets vocaux autotunés tordus.
Magnetic fait exception, car il ne fait partie ni des morceaux moyens ni des plus marquants ; c'est un morceau plutôt bon sans être un chef-d'œuvre. Assez cosmique, Magnetik possède une énergie plus vive (production plus percutante, sonorités cuivrées mutantes et notes de guitare chaleureuses), avec quelques effets étouffés qui le distinguent des morceaux moyens de l'album. Il devient donc automatiquement plus accrocheur.
Le titre le plus groovy revient à More Directions. Quelques riffs électriques rapides confèrent une certaine endurance et maintiennent une vivacité qui pourrait manquer en raison du style matinal. Ensuite, de nombreuses sonorités légèrement acides viennent renforcer la tension.
Groovy également, High Orbit est plus funky-groovy à mon avis dans sa première moitié que More Directions.
Melody Machine vous emmène au-dessus des nuages pour danser d'abord avec le ciel (période flottante) et le vent (moment dancefloor captivant). De légères perturbations apparaissent, probablement de vilains nuages gris, symbolisés musicalement par des effets tordus sur une basse métallique naissante, tandis qu'une autre joue exactement la même ligne que celle rencontrée note par note, en picking, dans le morceau « Total » de Slap. Vient ensuite l'alternance d'une pluie torrentielle et d'une accalmie, représentée par une confusion des éléments cités précédemment.
Points forts par ordre : 9, 1, 6, 8
Puis : 3
Selon moi, les productions de Protoculture ont encore besoin de maturité pour atteindre le niveau d'« artiste respecté », dont il n'est d'ailleurs pas très loin.