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Voici le troisième effort de Creeping, trio néo-zélandais formé par le premier vocaliste d’Ulcerate et deux membres du groupe de stoner The House Of Capricorn.
Iron Bonehead sort l’album en version vinyle et digital, alors que le format CD est géré par Daemon Worship.
Même si la couverture rappelle justement celle du dernier album d’Ulcerate, ça n’a strictement rien à voir.
La musique de Creeping revêt une forme assez particulière : sur une base black metal dominée par un riffing en arpège, le trio tisse des ambiances qui évoquent une certaine langueur, une torpeur abrutissante avec son mid tempo paresseux et ses plans à rallonge. On sent clairement l’influence stoner dans leur musique.
J’ai donc compris pourquoi ils en étaient arrivés à faire un split avec Glorior Belli : même si leur musique est moins bluesy et rock’n’roll et plus sombre que celle du groupe parisien, on note un peu le même feeling psychédélique dans les deux formations.
Chose surprenante, le groupe a totalement abandonné les influences doom traditionnel de leurs précédentes sorties.
Si la première écoute était plutôt enthousiasmante, j’ai un peu déchanté par la suite : ce qui paraît sur le papier inventif et original s’avère au final assez poussif au fur et à mesure qu’on l’approfondit. Ce disque manque d’une certaine intensité et s’enlise trop fréquemment dans des plans interminables. Autant les deux premiers morceaux de l’album sont prometteurs, autant la suite traîne un peu de la patte ; Cold Soil par exemple, qui est pourtant le titre le plus court, paraît interminable.
Avec le titre de l’album, on aurait pu imaginer une atmosphère plus spectrale ; mais là, le fantôme semble avoir un peu trop tiré sur le splif…
Il y a quand même quelques passages vraiment intéressants, notamment en début d’album, et le tout s’écoute assez facilement, d’autant que ça ne dure que trente-et-une minutes. C’est juste qu’après deux, trois écoutes, on a beaucoup moins envie d’y revenir.
Ce qui est dommage, parce que l’idée de base était bonne.
Créée
le 14 sept. 2015
Critique lue 66 fois
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