Voilà. Le gars a tout compris. Rock’n’Roll. C’est simple, efficace et très bien fait. On entend ça et on se dit : c’est facile à faire en fait. Et c’est là qu’est la douille. Tout ce qui paraît simple et couler de source est dans les faits infiniment plus dur à faire que ce que l’on pourrait croire de prime abord.
Midnight est le projet solo d’Athenar (qui a fait partie de Boulder pour les connaisseurs). Sur cette galette, il a tout fait. Et déjà, rien que ça, ça impose le respect. Le gars maîtrise la guitare, la basse, la batterie et le chant, et la composition tant qu’à faire. L’avantage des projets soli c’est que l’on n’a pas à défendre son point de vue avec les autres membres du groupe, ni à faire des compromis. On est son propre dictateur, un genre d’anarque. L’inconvénient c’est qu’on peut aussi très facilement se perdre dans des voies de garage qui peuvent faire perdre énormément de temps. On peut même se foirer complètement. Sans parler de la technique.
Ce n’est pas le cas de Midnight. En trente minutes et dix morceaux, voilà le scud séminal, le shoot de rock hard-heavy-speed-black direct dans les veines. Les morceaux sont riffés, rapides et pêchus. On ne s’astique pas le manche pendant trois jours. La vie est courte. Avec des influences comme Motorhead et Venom bien digérés, Athenar partait déjà sur de bonnes bases. Le bonhomme a bon goût.
Et nous qui l’écoutons aussi.