Sextet
8.6
Sextet

Album de Carla Bley (1987)

Carla Bley – Sextet – (1987)


Le redressement est en effet rapide, la formation, un peu resserrée, sort l'album « Sextet » en quatre-vingt-sept. Carla à l’orgue, Le magnifique Hiram Bullock à la guitare, Larry Willis au piano, Steve Swallow à la basse, Victor Lewis à la batterie et Don Allas aux percussions. On ne quitte pas le son jazz-rock tendance glamour, mais cette fois-ci pour le meilleur. Carla a soigné son travail, côté compo c’est plutôt grandiose et les arrangements sont plutôt sympa, baignant dans une coolitude qui est propre à séduire un public large tout en maintenant un haut niveau de qualité.


La première pièce « More Brahms » est splendide, sur tempo médium, elle met en appétit et se développe avec finesse, on reconnaît le style de Carla, même si le son est bien ancré dans son temps, quelques références plutôt anciennes sont présentes, plongeant parfois jusqu’aux années Blue Note.


« Houses and People » confirme, ralentissant encore le tempo, avec un Hiram Bullock très en valeur, pas de cuivre ni de anches, une certaine nudité qui permet d’apporter un peu de fraîcheur. Justement arrive « The Girl Who Cried Champagne » pour clore la face, une chouette pièce encore, toujours dans cet esprit « lounge » et Bullock qui s’énerve un peu, réchauffant encore l’atmosphère avec quelques étincelles et des papillotes.


Côté face B, on redémarre à nouveau dans cette même ambiance soft, velours and paillettes, prolongeant la séance de calino-zoubi bien agréable, avec une grimpette sur le « Brooklyn Bridge », départ et arrivée sur le sofa, les yeux fermés.


Puis c’est « Lawns » qui sert de « single » sur cet album, le titre qui a plu au public ECM, avec un chouette solo de piano de la part de Larry Willis, tempo lent, un chouïa contemplatif, et Hiram encore, qui tricote au son de l’orgue de Carla qui distille les accords qui vont bien.


« Healing Power » termine l’album et du coup nous réveille un peu, avec un groove légèrement funky. Sur cet album rien n’est mauvais, on cultive une certaine simplicité, c’est plutôt agréable et caressant pour nos oreilles qui perçoivent tout le bien qu’on leur souhaite. Alors bien sûr on est tout de même assez loin des frissons d’antan, mais, pour autant ne négligeons pas non plus la beauté des choses simples…

xeres
9
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le 2 août 2025

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