Pat Metheny – Side-Eye III+ - (2026)
Voici un album qui possède de l’envergure, conçu à l’origine à partir d’un trio, Pat aux guitounes, sons et synthés, Joe Dyson à la batterie et Chris Fishman aux claviers, piano et orgue, il s’étoffe de multiples participations, particulièrement Daryl Johns à la basse, Brandee Younger à la harpe, Luis Conte aux percus et Vincent Peirani à l’accordéon !
Ils sont également une dizaine à chanter, et James Francies, en invité, joue de l’orgue également sur « Urban And Western ». En fait c’est un sacré barnum cet album, et très bon qui plus est, on le comprend vite à l’écoute de « Don’t look Down » par exemple qui envoie des saucisses. Pat, en fait, est du genre déconneur sympa qui aime rire, et jouer de la musique, quand elle est bonne.
Il faut dire que l’affaire s’est déroulée dans les Studios Dreamland de Woodstock avec une troupe de preneurs de sons habiles et délurés, tout est absolument nickel, rutilant, propre et net, nettoyé de près. Une sorte de point repère, une référence, le truc qui sert de « base » pour discuter et aboutir, du genre, quoi...
En tous points et en tous lieux, là où se pose la tête de lecture, elle ne rencontre que bonnes ondes, bon groove et bonnes vibrations, il n’y a ni risque, ni hasard, le truc fonctionne méchamment, invariablement, que tu sois dans l’« Urban And Western » ou dans « Our Old Street » et même au « SE-O »…
De la bonne zique donc, sans prise de tête, chaleureuse et finement jouée, enjouée et dépaysante, jazzy et référencée dans les folklores, qui swingue de façon irrésistible, pour le plaisir…