Peter Brötzmann Chicago Tentet – Signs (2004)
On retrouve le tentet de Chicago, rien que la liste des noms qu’il contient est déjà tout un programme plein de promesses qui, c’est l’évidence, seront tenues. Il y a une telle expérience musicale, un tel savoir-faire chez chacun de ses membres que rien de regrettable ne peut arriver.
Aux anches déjà, Peter Brötzmann, Mats Gustafsson, Ken Vandermark et Mars Williams, un all-stars incontestable, si on ajoute Joe McPhee à la trompette, Jeb bishop au trombone, Fred Lonberg-Holm au violoncelle, Kent Kessler à la basse, Michael Zerang et Hamid Drake aux batteries, c’est tout simplement l’un des meilleurs groupes d’improvisation au monde.
Trois titres sont joués, le premier « Bird Notes (for Bengt Nordström) » signé Mats Gustafsson est enregistré à Vasteras Konserthus, en Suède, le trois novembre deux mille trois. Un beau chaos bien organisé qui rend hommage à l’homme qui accueillit Albert Ayler en son temps.
La seconde « Six Gun Territory » de Fred Lonberg-Holm est capté au « Airwave Studio » les dix-sept et dix-huit juin deux mille deux, en même temps que « Signs », mais elle conserve des attributs de musique contemporaine, elle est magnifiquement interprétée, et on en distingue nettement la trace écrite, un peu stricte, particulièrement dans l’émergence des cordes.
La dernière pièce « Signs » de Peter Brötzmann est enregistrée dans le mouvement, improvisée après des conventions orales. Elle fonctionne par vague successives qui se suivent et varient par la force et l’intensité, elles dessinent en même temps différents motifs, ces signes dont parle le titre, à l’arrivée c’est plutôt réussi.
On remarquera la cohésion de l’ensemble, mais aussi celle des solistes, une certaine qualité dans l’écriture également, la pièce de Brötzmann est ma préférée. Un peu plus de cinquante minutes au programme.